Internships

(fr) Caractérisation taxonomique et fonctionnelle de la biodiversité de la Grande Vasière, Golfe de Gascogne

(fr) Depuis plusieurs années et de manière récurrente, la question de l’impact des engins de pêche sur les fonds marins est posée notamment sur les fonds meubles qui sont particulièrement vulnérables au chalutage (Gray et al. 2006). La Grande Vasière constitue une zone de pêche importante pour les chalutiers langoustiniers du Golfe de Gascogne et il est donc important d’avoir des indicateurs pertinents pour la bonne gestion des fonds marins de cette zone. Plusieurs auteurs ont proposé des méthodes adaptées pour étudier les impacts du chalut, comme Bremmer et al. (2003) ou encore de Juan et al. (2007 ; 2012). Ces méthodes sont notamment basées sur des traits biologiques particuliers des espèces soumises au chalutage comme la mobilité, la position par rapport au sédiment, ou encore la taille des individus.
Il s’agira durant le stage de:
Recenser l’ensemble des taxons présents sur la Grande Vasière et déterminer leur densité. À partir des données quantitatives et qualitatives obtenues, les communautés seront caractérisées par différents indices synthétiques.
Déterminer les facteurs environnementaux qui régissent les patrons de biodiversité. Des analyses descriptives seront utilisées ainsi que des analyses statistiques qui permettent d’étudier l’influence des facteurs environnementaux sur les descripteurs synthétiques des communautés, comme la richesse spécifique, l’abondance en effectifs et les indices de diversité.
– Identifier les groupes fonctionnels présents sur la Grande Vasière afin d’estimer le niveau de diversité fonctionnelle. Ainsi, les espèces identifiées seront réparties en groupes selon leur position dans, leur régime alimentaire, leur mobilité et leur taille (De Juan et al. 2009).

CV et lettre de motivation à envoyer à maud.mouchet@mnhn.fr et dorothee.kopp@ifremer.fr

(fr) Evaluation de l’impact potentiel des futures politiques agricoles européennes sur la biodiversité

(fr) L'objectif principal de ce projet est d'évaluer l’impact potentiel de différents scénarios de Politique Agricole Commune sur la structure et la composition des communautés d’oiseaux nicheurs en Europe.

En 25 ans les populations d’oiseaux nicheurs en milieu agricole ont décliné d’environ 30% à l’échelle de l’Europe. Les causes majeures de déclin de l’avifaune agricole sont les pratiques agricoles intensives, l’homogénéisation et la destruction des habitats. Par ailleurs, de récents travaux ont mis en évidence des effets globaux très mitigés des mesures de conservation en milieu agricole (Princé et al. 2012 ; 2013). Aussi, la nécessité de concilier production agricole et biodiversité, en améliorant les mesures de conservation existantes et en intégrant les considérations environnementales dans les futures politiques agricoles, est devenue une préoccupation majeure. Dans ce contexte, le développement d’approches prédictives est utile pour prédire les impacts des changements potentiels de l'utilisation des terres, et est par conséquent un réel outil d'aide à la décision pour élaborer les futures politiques agricoles.

Le développement de telles approches a notamment permis de montrer un déclin généralisé des populations d’oiseaux agricoles en France à l’horizon 2020 en réponse aux différents scénarios existants à la veille de la réforme de la PAC 2013-2020 (Chiron et al. 2013). Des travaux récents montrent que la PAC votée par les Etats membres de l’UE en 2014 ne permettrait pas de réduire le déclin des oiseaux agricoles en Europe (Chiron et al. 2013), et cela malgré l’adoption d’un scenario « vert » (i.e. favorisant l’augmentation des prairies et la diversité des cultures). Afin d’améliorer les futures Politiques Agricoles à l’échelle européenne, la question se pose donc de comprendre les raisons de ce faible succès prédit. L’hypothèse principale est que l’efficacité des mesures mises en place à travers cette nouvelle réforme dépend de la variabilité géographique entre les régions. On s’attend par exemple à ce qu’il existe un seuil d’efficacité des mesures liées au scénario « vert » en fonction du contexte agricole régional (ex. rajouter des prairies aura un effet limité dans des régions d’élevage extensif/forte proportion de prairies) ou du contexte en espèces (ex. régions déjà riches et diversifiées en habitats et en oiseaux). D’autre part, nous ne savons pas quelles composantes de la diversité des communautés (hors abondance) répondent positivement ou négativement aux mesures mises en place dans le cadre de la nouvelle PAC (ex. la diversité taxonomique, fonctionnelle et/ou phylogénétique).

Approche et méthodes:

Le projet se basera sur les données fournies par le Pan-European Common Bird Monitoring Scheme (http://www.ebcc.info/pecbm.html), un consortium européen des programmes nationaux de suivi des oiseaux nicheurs à l’echelle Europenne. Les données des oiseaux nicheurs sont particulièrement appropriées.  Les changements  au sein des communautés d’oiseaux seront évalués à travers différents indicateurs de variation de composition des communautés tels que l’indice de spécialisation à l’habitat (CSI, Julliard et al. 2006) ou encore l’indice trophique des communautés (Princé et al. 2013). Par ailleurs, les variations d’abondance des différents spécialistes des milieux agricoles (milieux céréaliers  vs. milieux prairiaux, Princé et al. 2013). Les données agricoles correspondent aux scénarios CAPRI mis à jour récemment à l’issue de la réforme de la PAC pour la période 2014-2020, à l’échelle NUTS2 (régions). L’étudiant devra également croiser également croiser ces données avec les données Corine Land Cover afin d’extraire les informations relatives au contexte agricole de la région.

 

Le projet sera co-supervisé par Karine Princé (karine.prince@gmail.com) et François Chiron (francois.chiron@u-psud.fr) à Paris (MNHN). À l'heure actuelle, il n'y a pas de projet de thèse prévu.

 
 
 

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